Épisode 9

DIMANCHE 14 JANVIER

Aucune attente pour le bac de retour de Ilhabela. Il faut dire qu'on a calculé notre coup: un dimanche à 8h du matin; tous les vacanciers font la grasse matinée.

Ciel couvert sur mer d'huile. João adore vivre torse nu. La température ne descend jamais en dessous de 20°C.

Nous reprenons la route qui longe la magnifique Costa Verde, vers le nord vers Rio. Le littoral montagneux couvert de l'épaisse jungle atlantique se découpe en milliers de baies, criques et plages. 

Et un dimanche d'été, même sous un ciel bien couvert, toutes les plages urbaines aménagées sont bondées. La population s'entasse sur le sable. Notre progression est fortement ralentie par les gros bouchons de cette transhumance.

Autant faire au Brésil comme les brésiliens, profiter de la plage! Mais pas tout à fait de la même façon quand même. Car nous, on ne va pas poser serviette et encore moins s'affaler sur un transat à se siffler des caipirinhas.

A Enseada, nous dénichons un accès pour un sentier côtier vers une presqu'île.

Et après un pique-nique sommaire sur la petite crique du départ du sentier (à surveiller les évolutions de grosses tortues marines dans l'eau)…

…nous partons randonner bien sûr…

…c'est parfois scabreux comme progression…surtout équipé de tongs et maillots de bain…mais nous sommes de petits joueurs car les quelques locaux qu'on croise, eux, ils sont pieds nus!

Et la récompense après une bonne heure de peine, c'est une plage sauvage et magnifique.

Nous sommes arrivés à la plage des Tupinambás.

Ça valait l'effort, aller-retour!

Nous reprenons la route en direction de Paraty, bien ragaillardis par notre balade et ayant ainsi échappé aux bouchons. 

A l'arrivée dans le studio chez l'habitant que nous avons loué près de la plage de Jabaquara à Paraty nous sommes accueillis par…

…une tribu de Sagui (ouistitis) qui déboulent dès qu'ils entendent arriver des visiteurs. Mumu craque bien sûr et les adorables peluches obtiennent sans difficultés la friandise banane qu'ils savent réclamer, d'autant qu'il y a deux mamans portant leur petit sur leur dos. 

Il s'y trouve même un vivarium de grosses tortues elles aussi bien curieuses des nouveaux arrivants. 

Vraiment un bel endroit, jardin exubérant regorgeant d'orchidées. Hélas ce n'est pas la saison de floraison. João cuisine ce soir, au menu: farofa (sorte de fin couscous mais fait de farine de manioc) et galettes de tapioca 😋. Ça faisait un bon moment qu'il voulait s'essayer aux spécialités brésiliennes.


LUNDI 15 JANVIER

Pour varier les plaisirs, une journée de visite culturelle et historique.

Paraty, petite ville parmi les plus anciennes du Brésil. 400 ans d'âge. 4 heures de route au sud de Rio. Elle est entourée d'eau sur trois côtés. 

C'est là qu'on apprend que Rio de Janeiro vient d'être victime d'une inondation assez exceptionnelle même pour ce coin du monde qui s'y connaît en déluges tropicaux.

En arrivant à notre gîte hier le propriétaire nous disait bien que Paraty venait aussi d'essuyer de violentes pluies, dont on voyait encore quelques traces. Nos deux journées de pluie diluviennes à Ilhabela étaient manifestement un petit crachin ridicule en comparaison de ce qui se déversait alors un peu plus au nord.

Les rues de la petite ville historique n'ont d'ailleurs pas encore fini de drainer le déluge.

Mais le soleil est revenu et la chaleur torride avec et, pendant que les gens censés se rafraîchissent à l'océan, nous bien sûr nous avons décidé de sillonner les rues désertées de l'ancienne ville coloniale. Ça nous offre de belles photos hors cohue touristique de fin de journée au retour des plages.

Paraty a très bien conservé ses bijoux architecturaux, souvenir des siècles fastes de la conquête portugaise. 

Elle était le port d'embarquement de l'or et des diamants transportés par la “Route Royale” depuis Minais Gerais (pour mémoire: les mines de Ouro Preto, de Diamantina…) du temps de la colonisation portugaise.

Les galions portugais arrivaient chargés de grosses pierres comme ballast, qui ont servi à daller les rues. Le résultat est charmant mais mortel pour les chevilles juchées sur stylettos! 

Les navires repartaient du port de Paraty, remplis des richesses du nouveau monde.

On dégouline de sueur sous le soleil vertical mais quelle splendeur cette petite ville délicieusement photogénique.

Elle est merveilleusement préservée. Les véhicules ne sont pas autorisés dans le damier des ruelles historiques…

…où nous déambulons à l'inspiration…

…sous un soleil de plomb.

Les quartiers populaires ne manquent pas de petits charmes à croquer sur photo non plus.

La chaîne de montagnes qui ferme l'horizon opposé à l'océan se charge de nuages d'orages qui emmènent enfin un peu de répit…

…bienvenu pour notre errance le long du joli port.

Un dernier petit tour de Paraty que commencent à envahir les retours de plage…

…alors que nous, nous allons finir la journée justement sur la plage devant notre gîte.

Non, João n'aura pas son vent tant désiré aujourd'hui.


MARDI 16 JANVIER

Nous sommes revenus un peu en arrière, pour aller profiter des “Fjords tropicaux” de Paraty Mirim.

Photo internet prise d'un pain de sucre local qu'on ne grimpera pas car il fait bien trop chaud!


Et tant qu'à faire, nous nous offrons 3 jours de nature écolo-bobo…

…dans la bien nommée pousada Paraty Paradiso.

Les nuits les plus chères de notre voyage (mis à part l'appartement de Rio de Janeiro pour le réveillon), c'est ici que nous les passons. Et le comble, ce sont les moins confortables:

😂 Muriel en rêvait: une cabane dans les arbres de la jungle! 

Joao: “on s'épuise à leur construire des maisons tout confort et, au bout du compte, ce dont elles rêvent, c'est des cabanes perchées sur un arbre!”

Bon, elle est heureuse Mumu, et la vue est splendide depuis le “balcon”.

Accrochée à un grand jaca (jacquier), la cabane est charmante, assez petite, et il y a même une salle de bain! 

Visite guidée du palace en vidéo:

https://photos.app.goo.gl/oj4RfQk4RXf97Ykx5


Mais nous sommes dans les journées les plus torrides de notre voyage, et bien sûr il n'y a pas l'air conditionné dans la cabane, seulement un ventilateur, c'est déjà ça! Plus de 35°C le jour, pas moins de 26°C la nuit…à voir si l'émerveillement survit à l'expérience d'une nuit 💫 😵‍💫

L'accueil est en tous cas adorable. A peine arrivé, le “surveillant en chef”, Mr Ouistiti, débarque et s'assure que nous méritons son palace.

Muriel est bien sûr en extase d'autant que l'animal est étonnamment familier.

Petites vidéos de la peluche qu'on appelle ici un Sagui:

https://photos.app.goo.gl/vxjijsMNTAyaajoE9

https://photos.app.goo.gl/9STnAXr4fxWBjLYZ6


Nous avons même un petit frigo rouge écarlate au milieu du vert, ça détonne le confort moderne !

La première journée est la pire au niveau chaleur. Pour tenir, rien de mieux que l'alternance douche hamac douche hamac 😜

Les espaces communs de la pousada sont aussi de toute beauté.

Et la piscine ne manque pas d'originalité, dans une coque de bateau, alimentée d'eau de source…

…elle se déverse dans un petit étang peuplé de batraciens…

…et l'eau y est relativement fraîche…voilà qui va permettre de survivre à la chaleur. Sauna et jacuzzi resteront sans clients eux!

La plage de Paraty Mirim est à quelques minutes à pied mais nous attendons la fin de la journée pour en profiter.

Un peu de Stand Up Paddle sur les eaux calmes de la baie qu'on souhaiterait moins chaudes.

Le coucher du soleil n'apporte aucune fraîcheur. Nous apprendrons le lendemain que Rio continue de battre des records de chaleur, 60°C ressentis! Des quartiers entiers sont partis dormir sur les plages après la panne d'électricité (plus de clim ni de ventilateur).

Et nous, idem. Première nuit d'insomnie, surtout pour João en surchauffe. Le relatif soulagement procuré par le ventilateur stoppe brutalement à minuit cause panne électrique générale. João migre dans le hamac du balcon. Mais à 3h, la température étant un peu tombée, ce sont les moustiques qui l'assaillent. Impossible de trouver le sommeil sous la moustiquaire sans aucun souffle d'air. 

Et les nuits dans les frondaisons de la jungle sont très bruyantes. La faune se réveille et s’ébat la nuit. Les batraciens remportent la palme avec leur gosier qui résonne façon tambour, un vrai concert de percussions! 

Autant profiter de notre réveil très matinal pour…


MERCREDI 17 JANVIER 

…partir randonner. C'est qu'on veut voir le fjord de l'autre côté de la barre de relief. Et l'accès ne se fait qu'en bateau ou par un sentier qui monte à pic sur 250 mètres de dénivelé à travers la jungle pour redescendre de l'autre côté.

250 mètres de dénivelé ça semble des broutilles, sauf quand ça monte à la verticale (ils n'ont pas compris la technique des lacets dans ce pays!) et qu’il fait déjà 30°C avec 80% d'humidité à 8 heures! 

Nous dégoulinons de sueur sous les frondaisons des arbres majestueux.

Mais la récompense est à la hauteur de l'autre côté. Isolée dans une petite crique, la maison d'un pêcheur, qui fait aussi restaurant pour les plaisanciers arrivés paresseusement en barques motorisées, et les quelques randonneurs masochistes comme nous.

On s'installe donc tranquillement chez Zizinho, et on rend visite aux poissons.

Les plaisanciers ne sont pas encore là, nous sommes arrivés plus tôt, du coup on discute de Lula et Bolsonaro 😂 tandis que les lignes de pêche sont préparées pour la sortie de ce soir (calamars au programme, à 3h du matin…).

On finit par s'endormir dans nos hamacs jusqu'à l'arrivée des premiers bateaux qui amènent des clients pour le petit restaurant de Zizinho. 

Après un bon plat de calamars et crevettes grillés et une dernière visite aux poissons on reprend (héroïquement!) la marche de retour.

Encore une fois, on ne croise personne. Sauf Mumu qui verra un serpent fuir devant elle.

De retour à notre cabane après un plouf dans la mer, nous profitons de la “fraîcheur” de notre 2e soirée. Le tonnerre gronde, quelques gouttes d'eau sont même tombées, on va dormir comme des bébés ce soir!

Mais pas avant un dernier plouf dans la piscine. Au total on se sera baigné 5 fois aujourd'hui!


JEUDI 18 JANVIER

Notre 2e nuit dans les arbres s'est déroulée sans histoires ! Température plus fraîche, du coup le réseau électrique a tenu le choc et du coup notre ventilo ne s'est pas arrêté en pleine nuit et du coup on a bien dormi! 

On va passer une journée tranquille entre les belles installations noyées dans la verdure exubérante de la pousada et notre cabane.

Le propriétaire nous propose même de cueillir quelques fruits du jacquier au-dessus de notre cabane. C'est costaud!

On les détache à l'aide d'une longue canne et elles tombent de 10m par terre sans se casser! C’est mou, un peu comme un ballon de rugby dégonflé, mais ça pèse beaucoup plus! Le jacquier détient le record mondial de grosseur, jusqu'à 1 mètre et 35 kg. Très riche et nutritif, il peut remplacer blé et maïs. Mais faut aimer…

João se lance ensuite dans la préparation. C'est pas évident car il faut ouvrir le fruit dans la longueur, puis enlever le cœur et finalement arracher les nodules, enlever les noyaux, nettoyer, etc. Et le tout avec les mains couvertes d’huile pour que la colle du fruit n'accroche pas trop !

Ce sera l'exercice de la journée, à défaut de vent pour sortir le wingfoil…

…avec quelques pauses rafraîchissantes dans la piscine. Bon João fait une drôle de tête 🤔 mais la star de la photo c'est l'orchidée épiphyte au premier plan 😉.


VENDREDI 19 JANVIER

Réveil aux sifflements stridents des Saguis. C'est ainsi que communiquent ces adorables miniatures de singes et ça perce les tympans.

Monsieur a déjà soigneusement épluché et dévoré la banane que j'avais laissé pour eux. Et il appelle madame pour qu'elle vienne profiter d'un deuxième service.

Nous quittons notre cabane sylvestre, et remontons pendant 4 heures la magnifique Costa Verde montagneuse et découpée en criques, plages, îles et îlots luxuriants pour aller finir notre voyage brésilien à Rio. 

Nous nous posons pour ces derniers jours au Brésil en bordure de la plage de Recreio, à l'extrême ouest de la Barra da Tijuca. 

Il fait très chaud, torride et lourd alors autant profiter de l'ombre des cabanes bar-restaurant des bords de plage. On se demande comment tiennent les plagistes sur le sable sous le soleil! 🥵

L'eau est loin d'être fraîche et difficilement baignable avec les vagues déferlantes dont profitent surtout les nombreux surfeurs.

Petit défaut de notre nouvel apart de passage, l'eau qui sort du robinet n'a pas de filtre intégré (ça faisait longtemps qu'on n'avait plus à filtrer manuellement avec notre bouteille, depuis Salvador de Bahia en fait) et elle est marron 🤢. 

Qu'à celà ne tienne, nous partons nous alimenter à une source jaillissant des montagnes proches, que nous avions repérée lors de notre précédent passage. Mince, elle est saturée de “clients”! Ça coule lentement et le stock des bidons à remplir s'évalue à plus de 3 heures d'attente. Tant pis, on filtrera avec notre filtre de secours!

Quel beau coucher de soleil! C'est l'heure la plus agréable même si la chaleur humide est toujours là. 

A l'horizon, dans l'ombre, la montagne au sommet plat caractéristique, c'est la Pedra da Gávea, qui s'élève à 850 mètres, directement depuis le niveau la mer! Les plages de Rio (Ipanema, Copacabana…) commencent derrière.


SAMEDI 20 JANVIER 

Il y a trois façons d'aller contempler le fameux Christ Rédempteur au sommet de la montagne du Corcovado (traduction: montagne “bossue”) qui domine Rio: en hélicoptère, en funiculaire, à pied. Devinez laquelle nous avons choisi? 

Depuis le parc Lage au pied du Corcovado, un sentier très bien aménagé grimpe à travers la sublime forêt de Tijuca, la plus grande forêt urbaine du monde qui laisse loin derrière les Central Park de New York, les Bois de Vincennes et de Boulogne de Paris, Hyde park de Londres où Monsanto de Lisbonne etc.

Tijuca c'est la jungle de la Mata Atlantica d'origine ou presque, que dominent de splendides variétés d'arbres gigantesques et où nous avons le plaisir d'admirer des singes et des toucans.

Mais nous sommes fous, car nous ne sommes pas partis pour une petite balade dans un parc mais bien pour une rando avec 700 mètres de dénivelé par plus de 33°C et 80% d'humidité!

Heureusement nos organismes sont bien acclimatés à ce stade et c'est vraiment une rando exceptionnelle. 

Seul petit bémol: le vacarme constant des norias d'hélicoptères à touristes au-dessus de nos têtes.

Nous croisons la ligne du funiculaire un peu avant d'arriver après 2 heures de marche.

Et voilà le Christ, et adieu la solitude méditative du sentier! 

Par cette journée de ciel dégagé comme il y en a peu en cette saison (nous avons beaucoup de chance, comme pour notre escalade du Pain de Sucre), les foules se sont données rendez-vous ici. C'est bondé!

On comprend pourquoi, la vue à 360° est à couper le souffle.

La statue massive et solennelle du Christ Rédempteur fait plus de 30 mètres (16 mètres de moins que la statue de la Liberté à New York). Il y a presque 100 ans qu'elle bénie la baie de Rio de Janeiro du haut du Corcovado.

Mais il faut jouer des coudes pour en profiter!

Et ne pas chercher la photo sans personne autour. Défi impossible !

Cherchez Muriel ci-dessous 😜

Elle a réussi à se faufiler au premier plan pour profiter du splendide panorama sur le Pain de Sucre. 

Il y a 2 semaines, nous l’escaladions par la face cachée de l'autre côté, par une journée heureusement et exceptionnellement plus fraîche qu'aujourd'hui.

On ne sait où porter notre regard. 

De tous côtés la vue est sublime.

Mais le bain de foule sous le soleil à la verticale du milieu de journée tropicale nous fait vite repartir dans la jungle retrouver l'ombre des rois de la forêt.

Nous redescendons en prenant notre temps, avec quelques petits détours, ci-dessous la souche d'un arbre titanesque.

João avait déjà prévu son arrêt rafraîchissement dans la cachoeira. Parfait pour enlever la sueur de la piste. Mais, sans son maillot, Mumu n'ose pas. C'est qu'ici, on porte des strings minimalistes pour le bas, fesses exhibées dans toute leur splendeur ou leurs lourdeurs, mais point de topless, absolument interdit dans les règles de la pudeur brésiliennes. Allez comprendre! Zut!

Retour au niveau de la mer, dans le magnifique parc Lage et son château, d'où nous contemplons notre petit exploit; 700 mètres plus haut le Christ Rédempteur s'élève au-dessus du brouhaha humain.

Nous nous attardons un peu dans le parc qui vaut la visite.

Les arbres majestueux n'y manquent pas non plus.

Pour finir en allant saluer la plage d'Ipanema proche mais bien trop torride pour que nous ayons envie de nous y attarder; mais comment font les plagistes?!


DIMANCHE 21 JANVIER

Pour notre dernier jour, Joao est gâté, il y a du vent! 

Alors c'est une journée dédiée au wingfoil. Par contre pas de photos puisque Mumu est restée à l'appart.

Celle-ci (internet) montre bien le spot. Gazon, mise à l'eau dans une petite plage de sable, douche, c'est le luxe! Par contre l'eau est vraiment très chaude, et saumâtre avec parfois des petites odeurs de lessive 🥴🤢. Mais bon, nous sommes 6 wingfoilers sur l'eau et tous me rassurent que personne n'est encore tombé malade ici 😂.

C'est une sorte de club nautique:

https://maps.app.goo.gl/27bhf76tYfG51aR77

Pour mémoire j'aurai quand même fait ma plus longue séance au Brésil ici et surtout les premiers jibes complets ! 😉

On finit la journée avec le coucher de soleil local. Le vent a bien rafraîchi l'atmosphère, quelle belle photo pour une fin de voyage!


LUNDI 22 JANVIER

Avant de décoller on déjeune avec un copain, Nicolas, à Flamengo. On s'était loupé lors de notre passage précédent.

 

On va dire qu'il a une vue sympa depuis son appart 😉


Puis retour de la voiture de location, pas une égratignure après plus de 2 mois et 6000km au Brésil, mais beaucoup de poussière!

On s'envolera vers Paris à 20h.

C'est la fin 😢


Comments

  1. Époustouflante fin de votre merveilleux voyage 🤩😘

    ReplyDelete

Post a Comment

Popular posts from this blog

Episode 4

Épisode 8