Episode 5
SAMEDI 16 DÉCEMBRE
Ce matin on se prépare pour notre première journée de randonnée dans le Parc de la Chapada Diamantina. Destination: Cachoeira do Sossego, Cascade du Calme.
On trouve tant bien que mal notre chemin dans le dédale des rues jusqu'au départ du sentier.
Notre objectif cascade est là-bas…
Oui c'est vert, mais en réalité tout est très sec, anormalement sec. Octobre, novembre et décembre sont les mois de pluie, or il n'y en a pas eu.
Nous sommes partis avec seulement 2 litres et demi d'eau pour la journée mais heureusement il y a des sources en chemin.
Après 4 km de chemins dans une forêt plutôt peu épaisse, avec cactus et buissons surtout, nous rentrons dans le lit de la rivière.
Ça devient du canyoning! 1.5 km de gros blocs à traverser, mais ce sera la partie la plus intéressante.
Les cailloux sont incroyables, voilà les sources des diamants.
On rentre dans un canyon en fait.
On se régale de l'ambiance et de la fraîcheur.
Et la récompense de l'effort! Après 3h de marche.
La majorité des Brésiliens prennent un guide pour venir à ces endroits. C'est vrai qu'il n'y a pas de cartes papier, pas de panneaux ni de balisage.
Mais avec la carte topographique collaborative OpenTopo sur mon téléphone et le GPS, il n'y a pas de soucis!
L'eau est fraîche pour une fois, enfin, elle n'est pas chaude je veux dire. Et ça fait du bien après l'effort 😉
Malgré la sécheresse ici dans le canyon de l'eau coule encore.
De l'eau pure au Brésil!
Il y a même des baignoires naturelles.
J'en essaye plusieurs 😁
Et pour finir au retour de nos 6h de marche bien chaude, en sus de nos noix de coco du jour, un ananas SVP!
C'est grâce aux chercheurs de diamants, les “Garimpeiros” que beaucoup de bons sentiers existent qui sillonnent le parc, en particulier les berges des torrents. Un bel héritage de leurs explorations maintenant converti en chemins de randonnées.
DIMANCHE 17 DÉCEMBRE
Les nomades que nous sommes repartent explorer une autre zone du Parc de la Chapada Diamantina.
Sur le trajet de Lençois à Vale do Capão côté ouest, nous faisons la halte “tarte à la crème” touristique du parc. La montée au Morro do Pai Inácio, un piton qui domine royalement le parc.
De là, la vue est à couper le souffle…
…De tous les côtés.
La montée était facile et bien emménagée. Et payante bien sûr! C'est LE site à ne pas manquer. Alors c'est très fréquenté; un gourou y offre même un prêche.
L'érosion a artistiquement sculpté le plateau rocheux du sommet (chercher le ❤️).
Les arbustes et cactus qui s'acharnent à pousser sur ce substrat ingrat sont cependant desséchés par le manque de pluie.
Seules quelques broméliacées de rocailles continuent de flamboyer.
Nous reprenons la route, toujours aussi encombrée de camions qui peinent dans les longues montées, jusqu'à passer le bourg de Palmeira et entamer le dur tronçon de piste final.
40 minutes de cahots et de poussière pour arriver à Caete-Açu dans le Vale do Capão.
Mais une agréable surprise en chemin.
Quelques voitures garées au bord, un groupe en tongues et maillots, et serviettes en main, qui partent sur un début de sentier, se pourrait-il…?...
…Nous les suivons…et en plus le panorama est superbe…
…Et oui, il se peut…après un petit km nous débouchons sur un torrent avec sa succession de bassins…le bonheur!
Ce qui reste de piste est de plus en plus acrobatique. Nous aurions dû louer un 4x4 haut sur pattes. Nous arrivons tout mâchés par les cahots.
Les adeptes Brésiliens de la vie alternative ont trouvé leur Shangri-La dans cette large vallée du Capão, à laquelle l’altitude (1000m) procure des nuits relativement fraîches.
Nous prenons nos quartiers en chambre chez l'habitant pour une fois. La vue de leur terrasse est plutôt pas mal sur le Vale do Capão.
Les maisons tout confort, beaucoup de résidences secondaires aisées, sont très dispersées et noyées dans la végétation tropicale. Mais ici aussi la sécheresse est visible. Accentuée par la poussière que le trafic routier sur les pistes dépose en couches épaisses sur les arbres et buissons. Ça gâche un peu l'idéal nature.
Mais ça a un petit côté photogénique au coucher du soleil.
En ce jour, ici même, à 21h36 exactement, une météorite traverse le ciel dans un flamboyant éclair de lumière et s'écrase à moins de 10km de notre logis, vers le Poço do Gavião, dans un grand boom qui fait trembler la terre.
https://photos.app.goo.gl/6tZ99xSmWPg72cWx5
Les caméras de surveillance des habitations locales vont diffuser le flash de l'événement dans tous les médias sociaux. Et les astronomes brésiliens évalueront la taille du caillou à 1m au moins. Impressionnant! On l'a échappé belle!
LUNDI 18 DÉCEMBRE
Par manque de temps, et d'équipement, nous avons renoncé à l'expédition de plusieurs jours vers la Vale do Pati, le plus beau trekking du Brésil dit-on.
Mais nous décidons d'en voir le départ et de randonner vers une des cascades en bordure qui conserve encore de l'eau malgré la sécheresse.
Seulement nous ne nous attendions pas à souffrir sur 1h de piste défoncée pour arriver au départ du sentier. Nous allons finir par déglinguer notre voiture de location qui racle dangereusement par endroits.
Et malgré cet accès diabolique, certains, pas seulement des “natifs” (comme ils disent ici), ont choisi de construire leurs maisons secondaires de charme dans cette vallée. Faut pas y avoir une urgence médicale !
Enfin nous voilà arrivés après une dernière descente abrupte qui me fait craindre qu'on ne reste coincés sans retour possible. João est plus confiant et se concentre sur notre itinéraire de rando.
Une petite église peuple ce bout du monde.
Et une jolie fresque.
Nous partons en même temps que 3 autres randonneurs, leurs sac à dos chargés pour 3 jours de trek vers le Vale do Pati. On les envie.
Le ciel est bien couvert aujourd'hui, tant mieux on aura moins chaud.
Encore un de ces sentiers dans une forêt dense qu'on doit aux garimpeiros dans leurs prospection des précieux cristaux, et maintenant entretenus par les guides.
Malgré la sécheresse, ce torrent a encore de l'eau. Le sentier ne cesse de changer de rive.
Ce sera en fait une courte rando d'une heure et, plusieurs petites cascades plus tard, nous arrivons au bout du sentier devant la Cachoeira da Purificação (la cascade de la purification).
Baignera, baignera pas…?
Finalement l'eau est trop fraîche alors nous choisissons…
…d'étendre nos hamacs et de profiter d'un bon farniente tranquille…🤗
Mais l'endroit est fréquenté, très, même un lundi. Rapidement plusieurs groupes débarquent. On ne s'y attendait pas étant donné l'accès carrossable horrible. Tant pis, nous avons quand-même le meilleur spot!
Il est temps de répartir. Et le ciel s'est dégagé.
Pour pimenter un peu notre retour, nous bifurquons sur un sentier qui prend de la hauteur à travers une brousse bien dense.
Mes jambes nues sont vite tailladées par les tiges rigides des fougères, heureusement ce ne sont pas des ronces!
Et ça grimpe dru!
Très dru!
Mais la récompense est à la hauteur de l'effort.
Panorama superbe sur le Vale do Capão. 🤩
Et une source au col pour se rafraichir.
Nous avons en fait rejoint le sentier qui relie le Vale do Capão au Vale do Pati.
Il est temps de redescendre.
Et oui João toujours minimaliste n'a pris ni chapeau ni lunettes cette fois, pensant rester sous les frondaisons des rives du torrent. Mais il a de la ressource : chèche improvisé avec sa chemise…
Nous retrouvons la piste défoncée pour 1h d'essorage en machine. Notre pauvre carrosse tient le coup grâce à la conduite très délicate de João, mais ça dérape pas mal dans les montées.
Muriel à João “tu es sûr que c'est la piste principale”
João à Muriel “mais oui tu vois bien, elle est parfaitement lisse et revêtue et y’a même des trottoirs” 🤣
Pause balade au petit centre du village de Caete-Açu, rues pavées ici. Charmant avec ses fresques à profusion…
…celle des toilettes publiques est hilarante (les WC publics sont d'ailleurs bien mieux dans ce fin fond de la brousse brésilienne et partout où nous avons été au Brésil d'ailleurs, que partout en France!
Mon cheval de bataille favori, les WC publics, une honte française, c'est dit)...
…et une adorable petite église.
Encore une journée très bien remplie 😁
MARDI 19 DÉCEMBRE
La pluie tant attendue ici arrive avec un jour d'avance sur la prévision. Le ciel est noir d'orages menaçants. Nous décidons d'annuler notre journée de rando, la dernière et de commencer notre long périple vers le sud. D'autant que, quand la pluie se décide à venir ici, c'est plutôt violent. Autant quitter les pistes de terre avant l'arrivée massive des torrents d'eau du ciel. On nous a bien dit en arrivant qu'ici il y a 2 saisons: la saison de la poussière et la saison de la boue 😂
Nous avons 15 heures de route jusqu'à notre prochain objectif, la ville historique de Diamantina dans l'état du Minais Gerais. 15h de route qui nous inquiète fort. Ça commence d'ailleurs mal dans l'axe de contour est-ouest pour éviter la descente directe par les pistes de latérite. Nous retrouvons les trains de camions à double remorques poussifs, et João son jeu favori de doubler doubler encore doubler sur une route désagréablement rapiecée.
Mais la bonne surprise arrive lorsque nous bifurquons sur l'axe nord-sud en direction de Belo Horizonte, plus de camions, une bonne route avec des tronçons parfois tout neufs et, comme il y a très peu d'agglomérations dans ces terres de grandes fazendas d'élevage, très peu des horribles ralentisseurs sur lesquels notre pauvre automobile racle son ventre bien trop souvent.
Journée de route donc, à travers des successions de plaines et chaînes de basses montagnes où la constante est la sécheresse. Les terres sont brunes, les troupeaux squelettiques. Nous voyons trop souvent des cadavres de vaches sur le bord de la route. Il n'y a plus rien à manger, même pas de l'herbe sèche. La terre est pelée.
7h30 de route plus tard, nous faisons halte pour la nuit dans la bourgade de Urandi, bien loin des zones touristiques.
Un seul hôtel mais très bien, moderne et propre et qui ne manque pas de clientèle en affaires. Nous partons nous dégourdir les jambes dans le petit centre décoré pour Noël.
La récompense du chauffeur méritant: un Açaí, c'est la composition glacée très à la mode ici, à base d'un fruit très énergétique de l'Amazonie.
MERCREDI 20 DECEMBRE
Réveil en fanfare à 6h. Malgré les bouchons d'oreilles j'entends un grondement qui n'est pas celui de notre climatisation, qui d'ailleurs s'est arrêté car…panne d'électricité car… orage violent et brutal. Petit film pour donner l'ambiance…
https://photos.app.goo.gl/5r3ZFvDx6D5Rsrxa8
La saison des pluies vient de commencer avec 2 mois de retard.
Les locaux sont enchantés, c'est la première pluie depuis 11 mois, la dernière datait du 20 janvier nous dit-on !!! 😱
Dans 3 à 4 jours tout aura reverdi et les troupeaux auront enfin de l'herbe à se mettre sous la dent. Le soulagement ici est palpable.
D'autant que la veille, la propriétaire de l'hôtel, dont le mari est aussi éleveur de bétail, nous a expliqué que la politique du gouvernement de Lula de réglementer un prix de viande très bas au Brésil pour stopper l'inflation a des effets délétères avec la sécheresse, car les petits éleveurs ne peuvent vendre une partie de leur troupeau pour financer le fourrage pour les bêtes restantes, comme il l'ont toujours fait lors de telles périodes de difficultés climatiques. Les seuls qui s'y retrouvent comme toujours sont les grosses multinationales qui vendent hors Brésil et rasent les jungles pour en faire des pâturages. Et en plus les gens mangent trop de viande. 😣 Il y a toujours des dommages collatéraux à toute politique réglementaire, même bien intentionnée.
Donc la pluie, même torrentielle et effrayante pour nous, est bienvenue.
Mais nous, nous avons 8h de route pour arriver à notre objectif de Diamantina alors on espère que les conditions ne seront pas trop terribles en chemin. Genre ça…
Heureusement l'orage se calme comme nous décollons de l'hôtel, car nous retrouvons une route très mauvaise et une circulation plus dense, les deux allant de concert. Le bitume est gondolé, rapiécé, troué de nids d'autruches et creusé d’ornières causées par les lourds camions sur le revêtement ramolli par la chaleur tropicale.
João doit tenir fermement le volant et a l'impression de conduire un Paris-Dakar sur route. Alors conduire en plus sous une pluie torrentielle aurait été infernal.
Les traversées des agglomérations pimentent suffisamment le trajet avec les détestables ralentisseurs version dos d'éléphants et les inondations.
Et les terres d'élevage s'étirent toujours tout le long du trajet, à perte de vue, depuis bientôt 700km!
Mais la sécheresse a eu moins de prise plus on descend vers le sud. Et les troupeaux sont moins faméliques.
La circulation se fait de plus en plus intense à l'approche de la grande agglomération de Montes Claros. Et la pluie a repris. Dure conduite pour João sur cette route mauvaise et chargée par une telle météo.
Passé Montes Claros, nous sortons de cet axe surchargé qui mène à la mégalopole de Belo Horizonte et bifurquons en direction de notre objectif, Diamantina.
Le ciel se dégage.
Nous changeons aussi de thème, car l'élevage extensif est maintenant remplacé par, vous l'aurez deviné, la monoculture des eucalyptus! Et oui, les revoilà ceux-là, par milliers d'hectares monotones. Au moins c'est vert!
Le relief devient plus ondulé façon basse montagne, jusqu'à nous emmener à presque 1400m d'altitude,
Nous voilà enfin arrivés à Diamantina.
15h de conduite en 2 jours entre Vale do Capão dans le Parc National de la Chapada Diamantina, état de Bahia (en français: la Baie), et Diamantina dans l'état du Minais Gerais (en français: les Mines Générales), mêmes noms liés à la prospection du diamant mais… à 1000km de distance!
Première priorité, des courses pour pouvoir profiter de la cuisine d'été de notre hôte. Nous avons pris une chambre chez l'habitant dans un beau jardin sur les hauteurs de Diamantina.
Mignons ces gamins qui promènent leurs perruches et caneton apprivoisés sur la place principale.
Ancienne capitale minière du diamant, Diamantina fut riche, très riche et l'architecture cossue fait maintenant le bonheur des visiteurs. D'autant qu'il y fait bon, altitude oblige.
Nous partons y faire un tour à la tombée du jour.
Pleine de charme avec ses placettes et ruelles pavées accrochées à flanc de montagnes et bordées de bâtisses en pierres de taille cossues très stylées portugais avec balcons en fer forgé et cadre de fenêtres colorés, elle mérite son classement au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.
Bon pour le dîner au restaurant, ce sera un loupé, grossières pizza et salade type américain. On s'est plantés, bernés par le joli cadre historique et le menu qui annonçait des plats typiques!!!
Et pour la chambre aussi, c'est très bof, les 25m2 annoncés dans Booking ne dépassent pas 8m2 et il faut adopter le profil des hiéroglyphes égyptiens pour tenir dans la douche minuscule. Ceci dit, on aurait du se méfier vu le prix, 25€ la nuit! D'habitude on paye plutôt 40€. On a été un peu vite en besogne avec notre réservation de dernière minute.
Et là, j'attends la fin de la bruyante cérémonie de Noël avant Noël (on n'a pas très bien compris) des propriétaires pour pouvoir m'endormir. João lui ronfle déjà, le pauvre vu la fatigue de la conduite…
JEUDI 21 DÉCEMBRE
C'est parti pour une visite circonstanciée de Diamantina. La météo menaçante d'averses tropicales ne nous effraie pas!
Impossible de marcher la tête en l'air en admiration des superbes architectures cependant, les gros pavés inégaux nous obligent à surveiller chacun de nos pas.
La place centrale et sa cathédrale.
Malgré son charme et son statut de Patrimoine Mondial, Diamantina ne s'est heureusement pas transformée en hypermarché touristique envahi de boutiques à souvenirs clinquants et restaurants tapageurs.
Bien au contraire, ici on vit normalement.
Et cela fait tout le cachet de cet écrin historique.
Les jolies églises baroques ne manquent pas, comme dans toutes les villes et tous les villages coloniaux du Brésil.
Celle-là a connu l'histoire romantique et romanticisée d'un riche exploitant minier et de son esclave adorée au XVIII siècle. La très belle “Chica da Silva” qui défraya la chronique et les interdits de l'époque esclavagiste et bigote, et que son puissant amant, à défaut de pouvoir l'épouser, emancipa et aima passionnément en en faisant une de-facto épouse.
Hélas je ne comprends pas grand chose des explications de la vieille guide manifestement passionnée par son sujet mais qui débite une quantité d'informations en continue et dans un accent tel que même João a du mal. En tous cas les peintures du plafond en bois et les moulures tendance rococo ne manquent pas de charme.
La visite de Diamantina est sportive; ça monte et descend dru le long des rues et ruelles pavées. Après 15 heures ankylosés dans la voiture les deux jours précédents, c'est plutôt bienvenu comme exercice ceci dit. Et pour João il était de toutes façons hors de question de conduire dans ce labyrinthe.
Ben la camionnette là d'ailleurs, elle est resté coincée !
Avant de rentrer de notre balade, nous faisons le plein de fruits, mangues et bananes bien sûr mais aussi un autre encore nouveau pour nous. On a déjà oublié le nom mais c'était un de ceux-là: buriti, araticum, murici, pequi, baru, cajuzinho, bocaiuva, guavira, baru, mangaba, maracujá, açaí, cupuaçu, camu-camu, cubiu, abiu, inajá, bacuripari, guaraná, licuru, umbu, caju, maracujá da Caatinga…😂😂
La panoplie des fruits tropicaux du Brésil est infinie!
Monter et descendre sur les pavés urbains n'a pas suffit comme exercice. Malgré le ciel menaçant, la fin de la journée et les alertes météo, nous décidons de traverser la ville de bout en bout à pied bien sûr pour tenter de trouver la “ Piste des Esclaves” dans la montagne environnante.
On l'a trouvée cette voie type romaine mais construite au XVIII siècle par les esclaves, comme première route d'accès à Diamantina.
Et juste après la photo, le ciel déjà bien plombé nous est tombé sur la tête. Pendant une heure les trombes d'eau d'un orage tropical nous ont douché intégralement. Nous avons persévéré jusqu'au bout de la voie malgré tout puis rebroussé chemin en priant qu'un éclair ne nous volatilise pas. La piste de retour est devenue un ruisseau. Mais João est content, l'eau a lavé ses tennis de toute la poussière du Vale do Capão.😜
Et le soleil revient comme nous rentrons dans la ville, nous gratifiant de dernières illuminations.
VENDREDI 22 DÉCEMBRE
On a loupé la carte postale de Diamantina hier: le Passadiço da Glória. Alors avant de reprendre la route, nous repartons dans les rues épuisantes de montées et descentes pavées digérer notre petit déjeuner en direction du passage couvert photogénique.
Au passage, on ne peut qu'admirer d'autres jolies bâtisses lumineuses sous le soleil revenu.
Et le voilà le fameux Passadiço, 250 ans d'âge tout de même et João, de son œil aiguisé, ne peut manquer de noter les ravages du temps et la nécessité prochaine d'une grosse restauration.
Malgré la chambre minuscule, nous avons beaucoup aimé notre petit séjour chez l'habitant car le domaine était joli avec sa cuisine d'été dont nous avons bien profité et l'accueil enthousiaste de Ricardo, sorte de Professeur Tournesol adorant les arbres, et d'ailleurs professeur de “sculpture odontologique” oui oui, ça existe!
Presque 5h de route pour notre prochaine étape, l’institut Inhotim au sud de Belo Horizonte.
Nous roulons sur un plateau à 1400m tout de même qui, malgré la rocaille, est verdoyant. Il y a même des pins.
Une longue descente des montagnes nous emmène à la traversée de la mégalopole de Belo Horizonte. Quel contraste !
Et presque sans transition nous remontons sec sur une autre chaîne de montagnes laissant l'enfer urbain derrière nous.
De l'autre côté de cette barrière nous retrouvons la verdoyance tropicale et notre nouveau refuge pour deux nuits, une fazenda centenaire et des arbres majestueux…
…où nous profitons avec délices du reste de la journée en lectures et observation des nombreux oiseaux de ce havre de nature. Nous avons même la chance incroyable de recevoir la visite d'un couple de toucans! 🤩
Paysages et architecture époustouflants !! Extraordinaire météorite !! Que du bonheur !! 🤩😍😘
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